L'école en danger!

Le président de la République a présenté sa « réforme » de l’enseignement primaire en affirmant : « L’école, ce n’est pas une question de statut, de moyens, de nombres. »

Peu importe donc, selon lui, le nombre de classes, d’heures de cours et d’enseignants qualifiés !
Cette déclaration arrive au moment où le gouvernement s’engage auprès de la Commission de Bruxelles à « tout faire pour réduire les déficits, si possible en 2010 », c’est-à-dire respecter à la lettre le pacte de stabilité pour atteindre 0% de déficit, conformément au nouveau traité de Lisbonne.

Pour y parvenir, le gouvernement n’hésite pas à disloquer toutes les bases de la République : privatisation-liquidation des services publics et des administrations centrales des ministères… Il n’hésite pas à sacrifier la jeune génération.

A l’école primaire, tous les enfants devraient privés de deux heures de cours par semaine.

Dans les lycées et collèges, un véritable « plan social » est programmé : 11 000 postes d’enseignants, des dizaines de milliers d’heures de cours supprimés à la prochaine rentrée !

Des établissements entiers sont menacés de fermeture. 50% des classes de BEP devraient fermer à la rentrée 2008, et la totalité d’ici 2009, privant les jeunes du premier diplôme reconnu dans les conventions collectives.
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